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Anne-Sophie Barthez
Pascal Beauvais
Valérie-Laure Benabou
Paul Cassia
Thomas Clay
Martin Collet
Alexis Constantin
Pascal Lokiec
Etienne Pataut
Sophie Robin-Olivier
Judith Rochfeld
Guillaume Tusseau
Collection Corpus
 
 
 
 
 
 

À QUI PROFITE LE CLIC ?
LE PARTAGE DE LA VALEUR À L’ÈRE NUMÉRIQUE

Valérie-Laure BENABOU
Judith ROCHFELD

Ce livre montre comment les géants de l’Internet captent l’essentiel de la valeur de l’économie numérique tandis qu’elle échappe aux « créateurs » de contenus (oeuvres, informations, fichiers). Comment ils drainent les données personnelles pour en faire l’or noir du XXI e siècle. Comment ils récupèrent les bénéfices issus de l’économie collaborative sans toujours respecter la philosophie de partage qui sous-tend cet écosystème.
En quête de solutions juridiques, Valérie-Laure Benabou et Judith Rochfeld constatent les limites de la propriété pour assurer la protection des internautes sur « leurs » contenus et le partage de la valeur. Elles proposent des voies plus équitables, qui passent par davantage de transparence sur les échanges, par la restitution de moyens de contrôle, techniques et juridiques, aux individus, ainsi que par le renforcement de leur pouvoir de négociation et d’action collective.

 

Valérie-Laure Benabou est agrégée des facultés de droit et professeure à l’université de Versailles-Paris-Saclay. Elle est « personne qualifiée » au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA). Judith Rochfeld est agrégée des facultés de droit et professeure de droit privé à l’École de droit de la Sorbonne (université Panthéon- Sorbonne-Paris-I). Ses recherches portent sur les évolutions du contrat, de la personne, de la propriété.

La COLLECTION CORPUS se propose d’éclairer à la lumière du droit les grandes questions de société qui animent le débat public. Elle prolonge l’expertise du cabinet Corpus Consultants, créé en 2011 par Robert Badinter et dont les membres, tous professeurs agrégés de droit, sont, outre Robert Badinter, Thomas Clay (gérant), Alexis Constantin (cogérant), Hervé Ascensio, Anne- Sophie Barthez, Pascal Beauvais, Valérie-Laure Benabou, Paul Cassia, Martin Collet, Pascal Lokiec, Étienne Pataut, Sophie Robin-Olivier, Judith Rochfeld et Guillaume Tusseau.

 
 
 
 
 
 
 

IL FAUT SAUVER LE DROIT DU TRAVAIL
Pascal Lokiec

 

Ce livre est un plaidoyer en faveur du droit du travail. Sans nier ni son coût ni sa complexité, il montre que la subordination est aujourd'hui encore au coeur des relations de travail et qu'il importe, dans l'intérêt de tous, qu'elle soit encadrée. Il décrypte les multiples stratégies des entreprises pour contourner les contraintes du droit et souligne que celles-ci sont souvent contrées avec succès par le recours croissant du juge aux droits fondamentaux.

 

Car la santé et la qualité du travail sont loin de s'opposer à la productivité de l'entreprise. Et cela le droit du travail est bien le garant.

 

 

Pascal Lokiec est agrégé des facultés de droit et professeur à l'université Paris Ouest-Nanterre-La Défense. Spécialiste des questions de droit social, il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le sujet.

La collection Corpus se propose d’éclairer à la lumière du droit les grandes  questions de société qui animent le débat public. Elle prolonge l’expertise du cabinet Corpus Consultants, créé en 2011 par Robert Badinter et dont les membres, tous professeurs agrégés de droit, sont, outre Robert Badinter, Thomas Clay (gérant), Alexis Constantin (co-gérant), Hervé Ascensio, Anne-Sophie Barthez, Pascal Beauvais, Valérie-Laure Benabou, Paul Cassia, Martin Collet, Pascal Lokiec, Etienne Pataut, Sophie Robin-Olivier, Judith Rochfeld et Guillaume Tusseau.

 
 
 
 
 
 
 

LA NATIONALITÉ EN DÉCLIN
Etienne Pataut

En France, les débats sur  la nationalité se focalisent sur ses conditions d’accès. On se demande, par exemple, s’il faut modifier les règles d’octroi de la nationalité par naissance (droit du sol) ou par filiation (droit du sang) ou par d’autres moyens encore.

Ce bref essai présente les choses en partant d’un autre point de vue, celui des fonctions de la nationalité. Celle-ci sert en effet à déterminer le régime juridique des Français, en leur attribuant des droits particuliers (par exemple le droit de vote) ou en décidant dans quel cas la loi française doit leur être applicable (par exemple lorsqu’un Français épouse un étranger).

Or, sous cet angle, on s’aperçoit qu’une évolution saisissante est en train de se réaliser : celle de l’inexorable déclin juridique de la nationalité. Un tel éclairage permet de se demander si les vifs débats politiques qui l’entourent ne manquent pas l’essentiel, qui est la moindre importance de la nationalité en France et en Europe aujourd’hui. L’objet de l’ouvrage est de décrire cette mutation, qui touche, à travers la nationalité, aux fondements mêmes du lien entre les citoyens, le droit et l’Etat.

 

 

L’objectif du présent ouvrage n’est pas de stigmatiser les comportements de certains responsables publics ni d’en finir avec les conflits d’intérêts. Il consiste, plus modestement, à proposer des outils pour que les pratiques des décideurs publics correspondent mieux aux exigences d’impartialité et de probité, dans un environnement où le développement des moyens de communication électroniques rend plus manifeste l’indignation collective vis-à-vis de ceux qui nous gouvernent.

 
 
 
 
 
 
 

CONFLITS D'INTÉRÊTS
Les liaisons dangereuses de la République
Paul CASSIA

 

 Est-il normal qu’un ministre du Budget soupçonné de fraude fiscale ne puisse être poursuivi qu’après avis d’une commission qu’il est seul en mesure de saisir ? L’éthique de responsabilité est-elle respectée lorsqu’un ancien président de la République, qui s’est porté caution personnelle du financement de sa campagne présidentielle – jugé irrégulier par le Conseil constitutionnel –, en appelle l’année suivante à la générosité publique pour rembourser les sommes qu’il doit au Trésor public ? Peut-on sérieusement confier à des parlementaires le soin d’élaborer une législation visant à prévenir les conflits d’intérêts, alors qu’ils disposent notamment d’une « réserve » annuelle d’argent public à répartir discrétionnairement à qui bon leur semble ?

 

 

 

 

Etienne Pataut est professeur à l’école de droit de la Sorbonne (Paris 1). Il est spécialiste de droit international privé et de droit européen.

La collection Corpus se propose d’éclairer à la lumière du droit les grandes  questions de société qui animent le débat public. Elle prolonge l’expertise du cabinet Corpus Consultants, créé en 2011 par Robert Badinter et dont les membres, tous professeurs agrégés de droit, sont, outre Robert Badinter, Thomas Clay (gérant), Alexis Constantin (co-gérant), Hervé Ascensio, Anne-Sophie Barthez, Pascal Beauvais, Valérie-Laure Benabou, Paul Cassia, Martin Collet, Pascal Lokiec, Etienne Pataut, Sophie Robin-Olivier, Judith Rochfeld et Guillaume Tusseau.

 
 
 
 
 
 
 

L’IMPÔT CONFISQUÉ
Martin COLLET

La définition de l’impôt est au cœur du principe démocratique : c’est au peuple et à ses représentants qu’il revient de « consentir » à l’impôt. « No taxation without representation », disent nos amis anglais.

Or, depuis quelque temps, cette prérogative du Parlement se voit progressivement minée par le Conseil constitutionnel : censure du projet de « taxe carbone » porté par l’ancien président Sarkozy, annulation de la « taxe à 75% » promise par le président Hollande, condamnation du caractère « confiscatoire » de plusieurs hausses d’impôts prévues par le gouvernement Ayrault…

 

Le propos de ce livre n’est pas de porter un jugement sur le bien-fondé de ces décisions. Il est plutôt de retracer les différentes étapes qui ont mené le juge à graver dans le marbre de la Constitution certains principes (de cohérence, de proportionnalité, etc.). Et de nous interroger : était-il souhaitable que ces principes aient été posés par un juge et non par les élus du peuple ? Ces interventions du Conseil constitutionnel ne consacrent-elles pas un gouvernement par les « sages », autrement dit par les « meilleurs » ? Qui doit avoir le dernier mot dans une démocratie ?